Introduction

Contrairement à la créatine et à la whey protéine, les oméga 3 n’ont pas un rôle utile principalement en musculation. Ils sont essentiels dans une alimentation saine pour assurer une bonne santé générale.

Si je te conseille ce complément alimentaire, c’est parce les oméga 3 tendent à se faire rare dans l’alimentation et qu’ils sont pourtant essentiels pour préserver une bonne santé générale qui peut alors découler sur les résultats d’une pratique sportive.

Sommaire

1. Bienfaits des oméga 3 sur la santé

2. Oméga 3 bienfaits en musculation

3. Complément alimentaire oméga 3 : danger ?

4. Oméga 3 musculation posologie

5. Huile de krill ou huile de poisson ?

6. Qualité des compléments alimentaires oméga 3

7. Quelle marque d’oméga 3 choisir ?

8. Conclusion

9. Infographie: Oméga 3 et musculation

1. Bienfaits des oméga 3 sur la santé

Les bienfaits des oméga 3 (et des acides gras polyinsaturés de manière générale) sur la santé sont nombreux. Cela va de la réduction du cholestérol de faible densité à la réduction des niveaux de triglycéride plasmatique, en passant par une baisse de la tension artérielle, des effets anti-inflammatoires, une augmentation de la sensibilité à l’insuline…1

Les oméga 3 sont également importants pour le développement et l’entretien des fonctions du système nerveux. A tel point que ses effets contre certaines maladies neuropsychologiques sont actuellement étudiés.2

Il n’est pas nécessaire de creuser plus loin. Bien que l’objectif secondaire du site soit de promouvoir une bonne santé sur le long terme, son objectif premier reste de t’aider à maximiser l’hypertrophie musculaire.

2. Oméga 3 bienfaits en musculation

Rien n’est encore établi de manière sûre et avérée mais il est des pistes comme quoi les oméga 3 peuvent être directement utiles en musculation. 

D’une part, une étude de 20133 montre que l’acide docosahexaénoïque (DHA) inhibe de manière plus efficace la dégradation protéique que l’acide eicosapentaénoïque (EPA). Ce sont les deux principaux oméga 3 dont il est bénéfique de se supplémenter.

De ce fait, la résultante nette de l’équilibre protéique musculaire a plus de chances de pencher en faveur de la synthèse protéique et ainsi favoriser l’anabolisme musculaire.

D’autre part, une étude de 20114 montre que l’ingestion d’oméga 3 a accentué la réponse anabolique provoquée par une hyperinsulinémie et une hyperaminoacidémie (qui sont des réactions normales du corps à consommation de glucides et de protéines respectivement) et conclu alors que les oméga 3 ont des propriétés anabolisantes.

Nous savons déjà que la consommation d’acides aminés seuls favorise la synthèse protéique de manière conséquente mais sur une courte durée (cf. les protéines). Nous savons également que la présence d’insuline dans le sang (suite à la consommation de glucides) tend à favoriser les processus anabolisant et à freiner les processus catabolisant (cf. les glucides), dont la synthèse et la dégradation de protéines musculaires.

En outre, une revue de la littérature de 20185 reprend ces deux études, ainsi d’autres encore, et conclu que les oméga 3 peuvent, en plus des effets déjà cités, améliorer les performances sportives, la récupération et l’adaptation aux entraînements musculaires.

Cependant, une autre revue de 20186 explicite qu’il n’y a pas suffisamment d’études pour affirmer que la supplémentation en oméga 3 facilite l’hypertrophie musculaire suite à un entraînement de type musculation.

Au vu de ces résultats, pour le moment, la supplémentation en oméga 3 devrait avoir comme but premier de maintenir un bon ratio oméga 3 – oméga 6 et de s’assurer de consommer suffisamment d’acides gras polyinsaturés pour bénéficier pleinement de tous leurs bienfaits sur la santé de manière générale.

3. Complément alimentaire oméga 3 : danger ?

Comme déjà explicité dans l’article dédié aux lipides, la consommation d’acides gras polyinsaturés peut atteindre des proportions démesurées sans présenter d’effet néfaste pour la santé. Il n’est donc pas dangereux de se supplémenter en oméga 3. Au contraire, nous en tirerions beaucoup de bénéfices.

Pour confirmer, la EFSA, l’European Food Safety Authority, a déclaré qu’une supplémentation de 5 grammes par jour d’oméga 3 ne pose aucune inquiétude pour la santé des adultes.7

Cependant, les oméga 3 ont des propriétés anti-coagulantes ce qui peut ralentir la cicatrisation en cas de saignement. Il est donc contre-indiqué de se supplémenter en oméga 3 en parallèle à un traitement antiplaquettaire ou anticoagulant.5

4. Oméga 3 musculation posologie

Il n’y a actuellement pas de recommandation officielle concernant la supplémentation en oméga 3 dans un cadre sportif.8

Compte tenu du fait que l’EFSA assure que la supplémentation de 5 grammes d’oméga 3 par jour est sûre pour la santé et que la majorité des doses des diverses études se trouvaient entre 2 et 3 grammes par jour9,10, nous pouvons adopter ici une approche individualisée en proposant de démarrer à 1-2 gramme(s) d’oméga 3 par jour et envisager d’augmenter progressivement la dose chaque mois pour voir si des effets sont ressentis ou non.

Il convient de ne plus augmenter la dose lorsque des effets sont ressentis et de ne pas dépasser les 5 grammes par jour, par précautions.

Il est à noter que les personnes ne pratiquant pas de sport auront évidemment besoin de moins d’oméga 3 et que l’approche personnalisée recommandée ci-dessus s’applique aux sportifs désireux de maximiser leur hypertrophie musculaire. C’est la raison pour laquelle la majorité des autres sites vont conseiller une dose journalière moins élevée que ce que la EFSA a souligné, visant essentiellement la population moyenne avec des besoins moyens.

5. Huile de krill ou huile de poisson ?

Il y a quelques années, l’huile de krill (qui est un zooplancton) a connu une hausse de popularité. Ceci est notamment dû à des études qui supportent l’hypothèse d’une plus grande biodisponibilité des oméga 3 du krill que celle des oméga 3 du poisson.11,12

Cependant, d’autres études semblent indiquer qu’il n’y a pas de différences entre les concentrations d’acides gras plasmatiques induites par la consommation d’huile de poisson et d’huile de krill.13,14 Rien n’est certain.

Une revue de la littérature de 201515 affirme que davantage d’études sont nécessaires pour pouvoir faire une affirmation solide. En effet, les études actuelles sont peu nombreuses, contradictoires dont plusieurs ont été faites sur des animaux.

L’incertitude de sa supériorité couplé au fait que trop peu d’études ont analysé les effets de la supplémentation d’huile de krill sur la santé humaine16, sans compter le fait que cette huile est bien plus chère que l’huile de poisson, font qu’il est préférable de se tourner vers cette dernière pour le moment.

6. Qualité des compléments alimentaires oméga 3

6.1 Pollution métaux lourds

Il existe diverses méthodes de filtration qui permettent de retirer la majorité des métaux lourd, polluants organiques persistants (POPs), acides gras libres, phospholipides, produits de l’oxydation… comme la démucilagination, la neutralisation, le blanchiment, la désodorisation et parfois la cristallisation.

Malgré les diverses études sur les procédés d’extraction et de purification de l’huile, il s’avère ne pas y avoir de méthode ultime mais que pour optimiser le rendement et la qualité du produit final, il convient de faire une combinaison de ces divers procédés.17

Les marques n’explicitent pas l’entièreté du processus de création de leur produit, il est donc difficile d’en juger objectivement la qualité sur base de ce critère. Il est intéressant de constater que certains procédés d’extraction et/ou de purification de l’huile offrent de très bons rendements et un produit de qualité malgré des températures élevées (cf. section suivante).

Il reste cependant préférable de stocker les compléments en oméga 3 dans le frigo pour minimiser leur oxydation par la chaleur.

6.2 Dégradation de l’oméga 3

Les molécules d’acide gras sont fragiles et peuvent être dégradées en contact avec l’oxygène. On dit qu’elles sont oxydées au contact de l’air.18

Lorsque les acides gras sont contenus dans la nourriture, il n’y a pas de soucis de contact de l’air. C’est lors de l’extraction et de la filtration de l’huile que le contact avec l’air survient. Ainsi, même avant d’être encapsulée, l’huile est bien souvent déjà dégradée.

La chaleur peut également oxyder l’huile, c’est la raison pour laquelle il est conseillé de ne pas la cuire lors de la préparation des repas. Malheureusement, certains procédés de filtration des métaux lourds se font à haute température, ce qui oxyde davantage l’huile.

Il y a également la lumière qui peut, par photo-oxydation, dégrader l’huile. Il faut donc bien conserver ses compléments en oméga 3 à l’abri de la lumière.

Pour ne pas arranger les choses, le contact de l’huile avec l’eau peut perturber l’équilibre oxydatif (tout comme l’eau favorise l’oxydation du fer = rouille). Les capsules en soft gel sont principalement faites avec de la gélatine et de l’eau. Même à l’abri de la lumière et de la chaleur, la qualité de l’huile va naturellement se dégrader avec le temps.

Il faut donc que l’huile soit transportée d’usine en usine sans être en contact, ni avec la chaleur, ni avec l’oxygène, ni avec la lumière. L’idéal est de la transporter dans des cuves en acier inoxydable (pour éviter la pollution du contact de la rouille) scellées et dont l’air à l’intérieur est uniquement constitué d’azote (pour éviter le contact avec l’oxygène). Ces cuves doivent être frigorifiées pour minimiser l’oxydation par la chaleur.

A la maison, il est donc préférable de conserver ses compléments au frais (idéalement dans le frigo), à l’abris de la lumière, idéalement sous forme liquide, sans capsule (ce dernier point est le moins important) et ne pas prendre trop de temps à les consommer car ça fait autant de temps en contact avec l’air, une fois le pot ouvert!

6.3 Indice TOTOX oméga 3

L’indice TOTOX (TOTal OXydation) indique le degré d’oxydation de l’huile en mesurant la quantité des produits primaires (indice peroxyde) et secondaires (indice d’anisidine) dérivés de cette réaction. Le premier est représenté par PV, et le second, par AV.18

Ainsi, TOTOX = 2xPV + AV

La Global Organization of EPA and DHA (GOED) a fixé à 26 la limite de l’indice TOTOX à ne pas dépasser. Ceci-dit, au plus bas l’indice TOTOX, au mieux.

Le problème, c’est que cet indice évolue avec le temps. C’est-à-dire que même si l’indice TOTOX du produit est faible, il va naturellement s’oxyder au contact de l’eau constituant la capsule en gélatine, avec la chaleur (même dans le frigo), avec l’oxygène… Au plus le complément traîne dans l’armoire, au moins bon il devient. Il est alors préférable de consommer le lot de capsules assez rapidement.

6.4 Gélule oméga 3: effets secondaires

L’huile oxydée, ce n’est pas bon du tout.

En comptant les semaines de transport entre le poisson emmené à l’usine pour l’extraction de l’huile, l’envoi de cette dernière dans une autre usine pour filtration et purification, puis l’envoi vers une autre spécialisée dans l’encapsulement… Si ces étapes ne sont pas menées de manière rigoureuse et qu’il n’en est pas de même pour les conditions de transport, l’huile est bonne à jeter avant même d’arriver dans les rayons des revendeurs.

Pourquoi? Parce qu’une fois oxydées, les molécules d’acide gras perdent leurs propriétés bénéfiques et, pire encore, si le degré d’oxydation est élevé, les produits résultant de la réaction peuvent être nocifs pour la santé!

Une étude de 2017 a montré que l’ingestion d’oméga 3 peu oxydé a diminué la concentration plasmatique en lipoprotéines de faible densité de 6% alors que l’ingestion d’oméga 3 fortement oxydé l’a augmentée de 19%! Il faut rappeler que la concentration plasmatique de lipoprotéines de faible densité est le facteur principal induisant des maladies cardiovasculaires.19

Fait inquiétant: seuls 3 sur 32 des compléments en oméga 3 analysés provenant de Nouvelle-Zélande contenaient la quantité d’EPA (acide eicosapentaénoïque) et de DHA (acide docosahexaénoïque) affichée sur l’étiquette (les autres étaient oxydés et les taux d’EPA et de DHA ont donc baissé).20

Pour enfoncer le clou, sur 171 compléments en oméga 3 testés en Amérique du Nord, 50% dépassaient la limite d’oxydation et 18% étaient à cette limite, 1 à 3 ans avant la date de péremption.21

Tu l’as compris, il vaut mieux vérifier la qualité de ce que tu achètes pour éviter de payer pour te ruiner la santé!

6.5 Certificat BPF

Un indice de qualité est la certification GMP (ou BPF en français). Il s’agit du certificat de Bonnes Pratiques de Fabrication qui atteste que le produit a été fabriqués conformément aux principes HACCP qui est un système d’analyse de dangers et de points critiques pour les maîtriser.

Pour l’obtenir, des inspections régulières sur plusieurs mois sont menées concernant les infrastructures et les espaces de stockage, les installations et leur qualité, les processus critiques de fabrication du produit, la traçabilité complète de ce dernier, les conditions de transport, l’hygiène…

De plus, ce certificat n’est valide que 3 ans. Passé ce délai, il est nécessaire de passer un audit de recertification, ce qui constitue un indice supplémentaire de qualité.

Une marque possédant cette certification a donc davantage de chances de proposer des produits de meilleure qualité qu’une autre marque ne la possédant pas. Il est alors intéressant de vérifier si la marque produisant le complément la possède lors de notre recherche du bon complément à consommer.

6.6 Qualité EPAX

EPAX est une société norvégienne qui est réputée mondialement pour la qualité des huiles de poisson qu’elle produit. Plus d’une centaine d’études scientifiques ont été menées avec l’huile de poisson de cette société.

Cette dernière redistribue ses huiles, ce qui permet donc à plusieurs marques/revendeurs de la proposer. Un complément en oméga 3 EPAX est donc un indice supplémentaire de qualité.

6.7 EPA ou DHA ?

La revue de 20185 souligne les effets bénéfiques qu’ont les oméga 3 sur les performances et la récupération sportives. En se référant au tableau des diverses études et résultats des cures d’oméga 3, le ratio EPA/DHA était souvent proche de 1. C’est-à-dire qu’il y avait autant d’EPA que de DHA.

Dans une étude sur les effets bénéfiques des oméga 3 dans la modulation des neurotoxines, les ratios les plus bénéfiques étaient de 2:1, 1:1 et 1:2.22

En fait, une revue de 201623 a posé cette même question (EPA et/ou DHA?) et n’a pas été capable d’y répondre concrètement. Divers facteurs physiologiques trop compliqués à aborder ici entrent en jeu. La question n’est pas si simple.

Tous les compléments alimentaires en oméga 3 ne possèdent pas le même ratio EPA/DHA. Certains se rapprochent du 2:1 et du 1:1 mais d’autres sont bien plus déséquilibrés à du 5:1.

Parce qu’on ne sait pas exactement ce qu’il en est, par précaution, nous allons nous rapprocher du ratio de la revue de la littérature sur l’utilisation des oméga 3 dans un cadre sportif, soit aux alentours de 2:1, 1:1.

7. Quelle marque d’oméga 3 choisir ?

Voici un petit classement de quelques produits que j’ai pu analyser avec, pour chaque produit, ses points forts et faibles. Evidemment, je n’ai pas pu relever l’entièreté des produits sur la marché, je n’ai gratté que la surface. Libre à toi de pousser davantage les recherches!

Après avoir passé en revue une dizaine de produits, je n’en ai retenu que 3, dont un seul sort du lot! Est-ce que cela veut dire que c’est le meilleur du marché? Probablement pas. Il ne tient qu’à toi de faire tes propres recherches. Qui plus est, de manière pratique, l’aspect financier propre à chacun incitera à cherche le meilleur rapport qualité-prix qui entre dans le budget. Il n’y a donc pas un seul produit meilleur pour toutes et tous.

Les prix sur Amazon sont susceptibles de changer régulièrement. Pour éviter d’avoir à les mettre à jour continuellement sur cette page, je me contente de te mettre directement le lien.

Le plus facile et pratique est d’enregistrer la page dans les favoris pour le réapprovisionnement. Ainsi, cela t’évitera de chaque fois retourner sur Google puis sur le site marchand puis retrouver le produit, etc.

1. Oméga 3 EPAX – Nutripure

  • Plus:
    • Totox < 6
    • 1 gélule = 700 mg EPA + DHA!!
    • Ratio EPA/DHA de 1,5:1
    • Qualité EPAX
    • Capsule en gélatine de poisson
    • Certificat d’analyse en laboratoire du produit divulgué
    • Produit en France
  • Moins:
    • Certificat GMP? (Nutripure affirme sur son site que tous ses produits sont certifiés GMP mais ce dernier apparaît sur certaines pages de produits mais pas d’autres…)

Par rapport aux deux autres produits, l’oméga 3 de Nutripure propose une concentration impressionnante de 700 mg d’EPA et de DHA par capsule! La boîte se videra donc moins vite lors d’une cure à 1-5 g/jour. Le seul inconvénient est le fait ne pas avoir réussi à déterminer si le produit est certifié GMP ou non.

Cependant, le fait que ce soit EPAX donne un indice de qualité et les normes de production en France comme en Europe sont généralement plus strictes que dans le reste du monde. Qui plus est, le certificat d’analyse atteste que le produit final est aux normes et montre dans quelle mesure.

2. Oméga 3 EPAX – Nutrivita

  • Plus:
    • Totox < 5
    • 2 gélules = 700 mg EPA + DHA
    • Ratio EPA/DHA de 1,5:1
    • Qualité EPAX
    • Certifié GMP (ISO 9001 et ISO 22000)
    • Capsule en gélatine de poisson
    • Produit en France
  • Moins:
    • Beaucoup de capsules pour une cure normale de 1-5 g/jour
    • Pas de certificat d’analyse du produit

Ce produit Nutrivita est très bien de manière générale. Il possède tous les points importants que nous avons passé en revue sauf la quantité de gélules pour atteindre la dose quotidienne.

De plus un certificat d’analyse en laboratoire du produit fini aurait été apprécié comme gage supplémentaire de qualité.

3. Oméga 3 – Nutri&co

  • Plus:
    • Totox < 5
    • Ratio EPA/DHA de 1,5:1
    • Capsule Licaps en gélatine de poisson
    • Traçabilité complète du produit
    • Certificat d’analyse en laboratoire du produit divulgué
    • Produit en France
  • Moins:
    • 3 gélules = 742 mg EPA + DHA (beaucoup de capsules pour une cure)
    • Certificat GMP?

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Nutri&co dévoile entièrement le cheminement de ses produits, du poisson pêché à la vente, en passant par l’extraction et l’encapsulement. Les noms des entreprises qui gèrent chaque étape est également divulguée, en plus des certificats d’analyse du produit fini. Cette transparence est assez rare et constitue un avantage en termes de confiance et de qualité du produit.

Cependant, la concentration est assez faible et il faut minimum 3 gélules par prise. De plus, il est explicité pour le magnésium de Nutri&co qu’il est certifié GMP. Or ce n’est pas le cas avec l’oméga 3.

Autres marques:

Unae propose de l’oméga 3 liquide (en flacon) mais cette dernière s’oxyde beaucoup plus vite car elle est directement en contact avec l’air! Un autre désavantage est que l’on goûte l’huile de poisson, cela peut en déranger quelques-uns.

L’avantage est que le TOTOX est de 2 (l’oxydation est donc acceptable si le flacon est consommé en moins d’un mois) et que le dosage est libre. Lorsque ramené au dosage d’une gélule, la concentration en EPA – DHA est de 508 mg – 363 mg, ce qui est supérieur à la concentration de Nutripure!

Le flacon contient 125 ml d’huile, ce qui correspond à 125 gélules de 1000 mg. Avec une règle de 3, le prix est équivalent à l’oméga 3 de Nutripure. A toi de voir lequel tu veux tester pour te faire ton opinion sur l’aspect pratique flacon – gélule, le goût, la transportabilité et autres aspects pratiques.

L’oméga 3 de Nutrimuscle est à mentionner avec un TOTOX de seulement 2! Il coûte cependant 5€ en plus que l’oméga 3 de Nutripure (base de comparaison: 90 gélules avec règle de 3) et chaque gélule contient 380 mg d’EPA et 190 mg de DHA contre 420 mg et 300 mg respectivement chez Nutripure. Les oméga de chez Nutrivita et Nutri&co présentés plus haut contiennent également moins d’EPA-DHA mais ils sont, eux, bien moins chers que Nutripure.

J’ai également passé en revue Nutralie, Igennus, Nutravita (UK), Plusvive, Optimum Nutrition, Nu U, Xellerate, Rite-flex, Meoviva… mais bien souvent, le Totox n’est même pas communiqué ou alors les capsules sont faites en gélatine de bovins (issus de l’élevage intensif). Je les ai donc naturellement exclus des recommandations (les capsules de Nutrimuscle sont en gélatine de boeuf).

Les oméga 3 d’algues de Foodspring contiennent 2 éléments à bannir car hautement toxiques: l’hydroxypropylméthylcellulose et le dioxyde de silicium. Je t’invite à ne pas en consommer.

Même si l’huile de poisson vient d’EPAX et que la marque est certifiée GMP, l’indice Totox pourrait bien être de 20 et ainsi rester dans « les normes » et rien n’indique que l’huile n’a pas été oxydée davantage durant les transports et autres traitements. L’indice Totox est donc primordial comme information à avoir avant d’acheter un complément en oméga 3.

8. Conclusion

Plusieurs études et méta-analyses tendent à montrer les potentiels effets bénéfiques des oméga 3 sur les performances sportives et la récupération. Cependant, rien n’est encore sûr à 100%. Une supplémentation en oméga 3 doit alors, avant tout, se faire dans l’optique d’équilibrer son alimentation pour promouvoir santé et longévité.

L’huile de poisson est préférable à l’huile de krill. Les bénéfices de cette dernière ne sont pas avérés par rapport à l’huile de poisson, pour un prix bien plus élevé.

Pour juger de la qualité des oméga 3, il faut principalement se référer à son indice Totox. En plus de cela, des certification et autres éléments comme le BPF/GMP, l’huile EPAX, les certificats d’analyse du produit fini en laboratoire… sont autant d’éléments augmentant les chances d’avoir un produit de réelle qualité.

9. Infographie: Oméga 3 et musculation

Bibliographie

1. European Food Safety Authority (EFSA). (2005). Opinion of the Scientific Panel on Dietetic products, nutrition and allergies [NDA] related to nutrition claims concerning omega‐3 fatty acids, monounsaturated fat, polyunsaturated fat and unsaturated fat. EFSA Journal3(8), 253.

2. Bentsen, H. (2017). Dietary polyunsaturated fatty acids, brain function and mental health. Microbial ecology in health and disease28(sup1), 1281916.

3. Wang, Y., Lin, Q. W., Zheng, P. P., Zhang, J. S., & Huang, F. R. (2013). DHA inhibits protein degradation more efficiently than EPA by regulating the PPARγ/NFκB pathway in C2C12 myotubes. BioMed Research International2013.

4. Smith, G. I., Atherton, P., Reeds, D. N., Mohammed, B. S., Rankin, D., Rennie, M. J., & Mittendorfer, B. (2011). Omega-3 polyunsaturated fatty acids augment the muscle protein anabolic response to hyperinsulinaemia–hyperaminoacidaemia in healthy young and middle-aged men and women. Clinical science121(6), 267-278.

5. Gammone, M. A., Riccioni, G., Parrinello, G., & D’Orazio, N. (2019). Omega-3 polyunsaturated fatty acids: benefits and endpoints in sport. Nutrients11(1), 46.

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7. EFSA assesses safety of long-chain omega-3 fatty acid. (2012, juillet 12). Consulté à l’adresse http://www.efsa.europa.eu/en/press/news/120727

8. Flück, J. (2018). GUIDE DES SUPPLEMENTS – Supplément B – Huile de poisson – Acide gras Oméga type 3. Consulté à l’adresse http://www.ssns.ch/wp-content/uploads/2018/12/SSNS-Supplementguide-Fisch%C3%B6l_FR.pdf

9 Tachtsis, B., Camera, D., & Lacham-Kaplan, O. (2018). Potential roles of n-3 PUFAs during skeletal muscle growth and regeneration. Nutrients10(3), 309.

10. Jeromson, S., Gallagher, I. J., Galloway, S. D., & Hamilton, D. L. (2015). Omega-3 fatty acids and skeletal muscle health. Marine drugs13(11), 6977-7004.

11. Ramprasath, V. R., Eyal, I., Zchut, S., & Jones, P. J. (2013). Enhanced increase of omega-3 index in healthy individuals with response to 4-week n-3 fatty acid supplementation from krill oil versus fish oil. Lipids in health and disease12(1), 178.

12. Schuchardt, J. P., Schneider, I., Meyer, H., Neubronner, J., von Schacky, C., & Hahn, A. (2011). Incorporation of EPA and DHA into plasma phospholipids in response to different omega-3 fatty acid formulations-a comparative bioavailability study of fish oil vs. krill oil. Lipids in health and disease10(1), 1-7.

13. Yurko-Mauro, K., Kralovec, J., Bailey-Hall, E., Smeberg, V., Stark, J. G., & Salem, N. (2015). Similar eicosapentaenoic acid and docosahexaenoic acid plasma levels achieved with fish oil or krill oil in a randomized double-blind four-week bioavailability study. Lipids in health and disease14(1), 99.

14. Laidlaw, M., Cockerline, C. A., & Rowe, W. J. (2014). A randomized clinical trial to determine the efficacy of manufacturers’ recommended doses of omega-3 fatty acids from different sources in facilitating cardiovascular disease risk reduction. Lipids in health and disease13(1), 99.

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18. Albert, B. B., Cameron-Smith, D., Hofman, P. L., & Cutfield, W. S. (2013). Oxidation of marine omega-3 supplements and human health. BioMed research international2013.

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20. Albert, B. B., Derraik, J. G., Cameron-Smith, D., Hofman, P. L., Tumanov, S., Villas-Boas, S. G., … & Cutfield, W. S. (2015). Fish oil supplements in New Zealand are highly oxidised and do not meet label content of n-3 PUFA. Scientific reports5, 7928.

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22. Zhang, Y. P., Brown, R. E., Zhang, P. C., Zhao, Y. T., Ju, X. H., & Song, C. (2018). DHA, EPA and their combination at various ratios differently modulated Aβ25-35-induced neurotoxicity in SH-SY5Y cells. Prostaglandins, Leukotrienes and Essential Fatty Acids136, 85-94.

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